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Éco-parcs : on pense incubation

Éco-parcs : on pense incubation

19 avril 2017

par Louis Grenier

Pour accélérer l’implantation de ce type de parc, il faut penser incubation! De plus en plus, le concept de l’incubation migre vers les nouvelles technologies et, en particulier vers les services en écologie appliquée.

Parce que les nouvelles entreprises sont de plus en plus technologiques, les centres d’incubation doivent  repenser la gamme des services offerts. Conçus à la base pour offrir un toit abordable aux entrepreneurs faisant leur premiers pas, les incubateurs d’entreprises ont commencé à étendre leurs services pour inclure d’abord le conseil en management puis tranquillement des services plus techniques.

Concept nouveau au Québec

Peu d’incubateurs offrent l’orientation verte au Québec actuellement. À Sorel-Tracy, où la ville a décroché le statut de technopole en écologie industrielle, le CTTÉI est l’initiative la plus avancée à cet égard.

Aux États-Unis comme en Europe, les nouvelles entreprises vertes se tournent vers les « communautés intelligentes » (smart communities) et le concept de l’écoparc se développe de plus en plus. 

Par incidence, l’incubation fait partie des services offerts aux nouvelles initiatives écologiques à même les infrastructures en place. En ce sens, les nouvelles entreprises vertes ne bénéficient pas de services d’incubation particuliers mais sont quand même mieux supportées techniquement depuis quelques années compte tenu de l’engouement entourant le secteur. Voir à ce titre, le Paca-est de Sophia-Antipolis.

Au Canada, ce bon vieux Burnside…

Jusqu’à récemment, la meilleure initiative canadienne de support à l’incubation verte était l’université de Dalhousie en Nouvelle-Écosse (eco-efficiency management centre). Celui-ci est cependant fermé depuis 2012 et  l’université tente de continuer à déployer de peine et de misère une gamme de services de support assez unique à l’échelle canadienne en matière d’aide au départ et au support technique d’entreprises écologiques.

Il y aurait toute une histoire à raconter sur le parc industriel de Burnside et son attachement à l’Université de Dalhousie. Cette association est le pionnier canadien du rêve du parc écologique sans déchets. J’y reviendrai sûrement pour vous faire part des bons (et moins bons) coups de ses initiateurs…

Du financement aux services techniques de support

On traîne de la patte actuellement en matière de support technique aux nouvelles technologies vertes au Québec. Depuis la publication de la Stratégie de développement de l’industrie québécoise de l’environnement et des technologies vertes en mai 2008 qui apporte un cadre financier aux initiatives en technologies vertes, on n’a pas vu une percolation des sommes de ce programme vers l’aide technique et l’incubation en région. En d’autres termes,  le programme, efficace par ailleurs, n’a pas soutenu l’incubation locale ou régionale ou le déploiement de services techniques supportés par le réseau des CLD (faute de projets, peut-être…). Au cours des prochaines années, le support aux technologies vertes devra se renforcer et se décliner  localement, vers l’incubation et la création d’éco-parcs de plus en plus intégrés en matière de gestion des intrants et des extrants industriels.

Il y a une réflexion à conduire sur la gamme des services à offrir aux nouveaux entrepreneurs verts. L’incubation spécialisée – surtout en matière d’entreprises en écologie - en est un élément certain.